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Bienvenue au Musée Juif de Belgique
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Mardi 16 février 2010 de 12h30 à 13h30
Art polonais 1918-1939
Conférence de Roland Baumann


    Exilé à Londres, l'artiste juif  Henryk Gotlib publie en 1942 une monographie sur la peinture polonaise, œuvre emblématique d'un patrimoine multiculturel menacé d'anéantissement et dont les vestiges furent, après 1945, volontairement oubliés, mutilés, occultés...

L'évocation des grands courants de l'art polonais durant la Deuxième République de Pologne (1918-1939) révèle la place décisive d'artistes juifs dans l'histoire culturelle polonaise de l'entre-deux-guerres.

L'irruption de la modernité au sein des communautés juives du Yiddishland et l’ère de grandes convulsions politiques déclenchée par la Grande Guerre suscitent le dynamisme culturel prodigieux d'artistes et intellectuels juifs avides de modernité et d'expérimentations formelles. Vilna, Varsovie, Cracovie, Lvov, Lodz, tous les grands centres de la vie juive avant 1939, voient l'éclosion de groupes d'artistes engagés avec passion dans l’invention d'un art résolument moderne, à la mesure des visions du monde nouveau qui inspirent leur imaginaire esthétique.

Aujourd’hui en Pologne, une série d’expositions d’art et de recherches historiques récentes tirent enfin de l’oubli l’histoire occultée de l’apport de ces artistes juifs à l’art national et documentent les rapports complexes qui liaient ces créateurs aux traditions du Yiddishland tout comme à la scène culturelle polonaise de leur temps et aux grands courant de l’art moderne occidental (expressionnisme, cubisme, futurisme, dadaïsme, constructivisme...).
 
Mardi 2 mars 2010 de 12h30 à 13h30
Petite conversation familiale
Projection du film d’ Hélène Lapiower  

Pendant sept ans, Hélène Lapiower a figé, sous l’œil de la caméra, le témoignage de sa famille éparpillée en Belgique, en France et aux Etats-Unis. Une famille de Juifs originaires de Pologne, dont les petits-enfants sont tous mariés avec des non-juifs afro-américains, belges ou maghrébins. Rupture totale d’identité pour cette génération née, dans les années 1960, qui semble porter douloureusement le poids de la mémoire.
 Le film commence à New-York. « Auriez-vous préféré que vos filles épousent de bons juifs pratiquants ? », demande Hélène Lapiower. « Oui, c’est déjà si difficile de vivre ensemble, le mieux est de choisir un conjoint de même culture… », déclarent en chœur l’oncle et la tante. A quoi répond une de leurs filles, bouddhiste, mariée à un Afro-américain : « Ce qui m’a été transmis par mes parents n’est que peine et douleur, culpabilité… » Puis, le commentaire de la grand-mère, en Belgique, qui s’exprime dans une langue savoureuse : « Petite, déjà, elle était toujours avec des Noirs ! »  Chacun se livre avec confiance à Hélène Lapiower. Des itinéraires particuliers et des projets de vie se déroulent à l’écran. Le point de départ de Petite conversation familiale est une simple constatation : la génération de la réalisatrice est la première à avoir osé le mariage mixte, voire la conversion à d’autres religions. Cette réalité suscite des interrogations infinies sur la filiation, l’appartenance à la culture juive, la tradition, l’orthodoxie et le métissage.
 

Adresse

Musée Juif de Belgique
rue des Minimes 21
1000 Bruxelles
Téléphone : 02 512 19 63
 
 

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