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Documentation ou cahier de bord pour enseignant
Musée dans les écoles

MOVING MUSEUM - Les nouvelles du service éducatif


L’exposition permanente du MJB a définitivement fermé ses portes pour cause de rénovation. L’éducation reste cependant au centre des préoccupations du Musée Juif de Belgique. Notre service éducatif continue ses activités et nos guides se déplacent dans vos écoles avec un matériel spécifique. Notre offre s’adresse aux élèves de primaire et de secondaire.

Objectifs :
  • Découvrir autrement certains éléments du judaïsme comme une culture/religion spécifique qui a des parallèles dans d’autres religions/cultures
  • Découvrir la pluralité/diversité du monde juif
  • Dépasser les préjugés
Thèmes proposés :
  • Coutumes et traditions
  • Langues juives
  • La Bible et autres écrits
  • Aspects juifs dans la ville de Bruxelles

Prix : 60 Euros (donc 50 Euros pour le guide, et 10 Euros pour le musée)
Réservations : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir 02 500 88 27
 
Shoah

Introduction sur la question de la Shoah en Belgique

Lorsqu’elle est envahie en mai 1940, la Belgique compte une population juive estimée à 70.000 personnes (0,8% de la population). Quatre ans plus tard, 30.509 d’entre elles auront été assassinées par les nazis et leurs collaborateurs, soit plus de 40% de toutes les victimes de la guerre.

Dès octobre 1940, l’autorité militaire allemande promulgue une ordonnance obligeant tous les Juifs âgés de 15 ans révolus à se faire inscrire dans des registres spéciaux - ouverts et tenus à jour jusqu’en juin 1944 par les administrations communales belges. Cette première mesure sera suivie d’une abondante législation qui, en moins de deux ans, va rassembler les Juifs dans une communauté obligatoire (l’Association des Juifs en Belgique, AJB), les priver de tout moyen de subsistance, les spolier de leurs biens, les confiner à leur domicile et leur imposer le port d’un signe d’infamie : l’étoile jaune.

Du 4 août 1942 au 31 juillet 1944, vingt-huit convois ferroviaires partis d’un même lieu de rassemblement, la Caserne Dossin à Malines, achemineront 25.257 déportés raciaux (dont 351 Tziganes) vers une même destination, le camp d’Auschwitz-Birkenau. Moins de 5% de ces malheureux, soit 1.210 personnes, seront encore vivants à la fin de la guerre.

Les Juifs de notre pays ne se sont pourtant pas laissés, comme il est souvent dit dans le langage commun, « conduire comme des moutons à l’abattoir ». Si, par exemple, 17.000 d’entre eux sont victimes de leurs persécuteurs au cours des trois premiers mois de la déportation, dans le même laps de temps, 30.000 autres plongent dans la clandestinité, aidés et secourus généreusement par la population non juive. Et la traque aux Juifs clandestins menée par les services allemands spécialisés jusqu’aux derniers jours de l’occupation se heurtera à une résistance opiniâtre.

Dès la fin d’août 1942, les mouvements juifs clandestins venus des horizons politiques les plus divers conjuguent leurs efforts pour créer le Comité de Défense des Juifs (CDJ). Sans le concours des institutions du pays, publiques (oeuvre du Secours à l’Enfance, fonctionnaires des administrations communales) ou privées (religieuses, prêtres, paroissiens), de nombreux réseaux et mouvements de résistance, et surtout des milliers de particuliers qui prirent les plus grands risques pour accueillir et héberger les Juifs insoumis, le CDJ eut été réduit à l’impuissance. Il n’en fut pas moins une sorte d’administration illégale capable de répondre, vers la fin de l’occupation, aux besoins d’environ 10.000 Juifs.

Les résistants armés juifs ne furent jamais, en Belgique, qu’une toute petite minorité, combattant dans les rangs des Partisans Armés du Front de l’Indépendance, du Mouvement National Belge, de l’Armée Blanche, etc. Leurs faits d’armes comptent pourtant parmi les plus remarquables de la résistance juive en Europe, comme par exemple la libération de 231 déportés, sur un total de 1631, qui se trouvaient à bord du XXe convoi à destination d’Auschwitz. 252 résistants juifs, armés ou civils, sont tombés dans le combat clandestin.

Il ne faut pas oublier les Juifs qui parvinrent à rejoindre l’étranger ; ils s’engagèrent dans les armées des Alliés ou la Brigade Piron et souvent donnèrent leur vie pour notre liberté.


Nous vous recommandons vivement de visiter également le Musée Juif de la Déportation et de la Résistance, à Malines.
 
Vie religieuse

Vie religieuse

Les différents courants du judaïsme actuel, orthodoxe, conservateur, réformé, libéral, humaniste ou progressiste, pour ne citer que les plus connus, conçoivent chacun à leur façon la religion juive comme une civilisation religieuse dynamique.

L’affirmation fondamentale du judaïsme est celle d’un dieu unique qui a fait alliance avec Abraham et transmis sa loi à Moïse. Orienté surtout vers la pratique en ce monde-ci, le judaïsme ne présente pas de corpus dogmatique officiellement reconnu ; sa vision du monde transparaît dans la loi juive plutôt qu’au sein d’une théologie développée et codifiée. Plus qu’une religion, le judaïsme est donc un mode de vie et une culture qui sanctifie tous les aspects de la vie et scande l’existence tout entière par de nombreux rites et cérémonies.

Le temps juif est rythmé par de multiples convocations à sortir du temps du profane pour entrer dans celui du sacré, où l’homme retrouve notamment la liberté de bouleverser son existence. Quelques exemples : ainsi le Shabbat s’achève-t-il par un rite de séparation de ces deux temps. A Roch Hachana, le Nouvel An, l’être humain est exhorté à repartir sur des chemins nouveaux et originaux. Dix jours plus tard, à Yom Kippour, jour de jugement et de pardon, les sonneries du Shofar (corne de bélier) ébranlent l’être et lui rappellent qu’il n’est pas prisonnier de son passé. A Hanoukka, symbole de résistance et de renaissance, l’allumage progressif de huit bougies atteste que « la perfection de l’homme réside dans sa perfectibilité ». A Pessa’h (Pâque), qui commémore la sortie d’Egypte et la fin de l’esclavage, on raconte la liberté pour avoir la liberté de raconter, de se raconter et de s’inventer autrement.

En toutes ces occasions, de nombreux objets contribuent au culte et à la célébration des rites. Ils doivent leur existence au besoin d’embellir le rite, selon le précepte du hiddur mitzva, c’est-à-dire l’enjolivement du commandement.

La Tora (« enseignement »), qui rassemble les cinq livres de Moïse, tient une place centrale dans le judaïsme, tant dans la spiritualité et la pensée que dans l’exercice du culte. C’est une source inépuisable de commentaires et d’interprétations. La Tora est également l’objet cultuel et liturgique le plus vénéré. Conservée sous sa forme manuscrite dans la synagogue, elle est parée d’objets richement décorés (mantelet, couronnes, bouclier), comme l’est également l’Arche sainte qui l’héberge. Lorsqu’elle en est extraite pour être lue publiquement, elle est d’abord offerte à la vénération de l’assemblée (dix hommes au moins) présente dans la synagogue.

La synagogue (beth knesseth, maison d’assemblée) est avant tout un lieu de rassemblement. Que dix hommes juifs de plus de 13 ans se réunissent pour prier ensemble (minyan) et c’est leur réunion, où qu’elle se tienne, qui constitue une « synagogue » (du grec synagogein, s’assembler). La synagogue joue un rôle central dans la vie communautaire.

Par delà leurs différences, les synagogues présentent toutes les mêmes éléments structurels : axe principal du bâtiment orienté vers Jérusalem, Arche sainte (Aron Hakodesh) contenant les rouleaux de la Tora érigée contre le mur oriental (dans nos régions) et surélevée, estrade de lecture de la Tora (Bima) surélevée, séparation spatiale des hommes et des femmes plus ou moins stricte selon le degré d’orthodoxie de la communauté.
 
Introduction à l’histoire juive en Belgique II

XIXe siècle : de l’émancipation « à la française » à un « judaïsme belge »

Réduite à moins d’un millier de personnes à la fin du XVIIIe siècle, la population juive de nos régions en comptera quelques 3.500 lors de l’indépendance de la Belgique (1830), environ 40.000 à la veille de la Première Guerre mondiale (1914) et probablement 70.000 à la veille de la Deuxième Guerre mondiale (1939).

Cet accroissement résulte, certes, de vagues d’immigration successives – de France, d’Allemagne et de Hollande jusqu’au dernier quart du XIXième siècle ; d’Europe orientale et centrale par la suite ; du Reich allemand à partir de 1933. Mais si ces populations d’origines si diverses se sont établies durablement en Belgique et s’y sont intégrées au point de devenir belges à part entière, c’est notamment parce que les autorités politiques et la population du pays d’accueil ont su créer les conditions propices et inventer, avec les Juifs eux-mêmes, des solutions originales préservant leur identité particulière.

S’inspirant de l’exemple français, la toute jeune Belgique proclame (Constitution de 1831) l’égalité en droits des individus ainsi que celle des cultes. Un Consistoire israélite de Belgique est installé dès 1832, qui se donne pour objectif de créer non seulement « l’unité du judaïsme en Belgique, mais un judaïsme belge ».

L’organisation de ce « judaïsme belge » est parachevée en 1872 (loi sur le Temporel des Cultes). Tous les israélites du pays sont alors organisés en communautés locales mais groupés légalement en un seul ressort, dont l’autorité supérieure est le Consistoire Central Israélite de Belgique. Ce dernier a notamment pour mission de représenter les intérêts temporels du culte auprès des autorités civiles, de choisir un grand-rabbin, d’approuver la nomination des ministres du culte choisis par les communautés ou encore d’approuver les budgets et comptes annuels des communautés reconnues et les règlements d’ordre intérieur.

Pour la petite élite sociale et financière qui tient les rênes du consistoire, le « judaïsme belge » devait être façonné à son image : intégrée, moderne, rationaliste, libérale. On ne peut toutefois en parler que comme d’un idéal ; la résistance des orthodoxes fut telle, dans les communautés locales, que la pratique atteste plutôt d’une alliance fluctuante et empirique entre réforme et tradition. Dans leurs sermons, par exemple, les rabbins et grands-rabbins étaient exhortés à commenter le Pentateuque et les Prophètes de préférence au Talmud, de manière à promouvoir un judaïsme éthique, fraternel, universaliste, prônant l’engagement social et patriotique. Toute référence au retour à Sion et à l’attente messianique fut d’ailleurs bannie des prières – avant d’être réintroduite après 1945. Les services furent raccourcis, divisés en un culte hébraïque et une seconde partie consacrée à des exercices de piété et de morale en langue vulgaire. Les synagogues bâties en Belgique à partir de 1865 (Arlon, la première), étaient conçues plus comme des lieux d’édification morale que de culte, d’étude et de sociabilité. Leurs façades, de style romano-byzantin ou néo-mauresque, devaient signifier la religiosité (le roman) et l’origine orientale du judaïsme (le byzantin), en un temps où l’orientalisme était à la mode. Leur espace intérieur tendait au dépouillement, à l’imitation des temples protestants. L’estrade de lecture de la Loi (bimah) ne devait plus être au centre, soit au milieu des fidèles, mais face à eux, devant l’Arche sainte protégeant les rouleaux de la Tora, pour accentuer la théâtralité du service divin. Des chœurs et des orgues enrichissaient la liturgie.

En définitive, l’édifice institutionnel, doctrinal et cultuel du « judaïsme belge » tendait à réaliser, dans un entrelacs original, les idéaux des émancipateurs français de la fin du XVIIIe siècle, ceux des partisans allemands des Lumières juives du premier tiers du XIXe siècle et ceux du libéralisme belge. Un jeune juif bordelais, Elie Aristide Astruc, grand-rabbin du pays de 1866 à 1879, en deviendra la figure emblématique. C’est donc toute l’Europe des Lumières juives qui, dans le « judaïsme belge », s’était donné rendez-vous.

L’institution consistoriale et son idéologie seront néanmoins marginalisées progressivement par l’arrivée en Belgique d’une vague sans précédent d’immigrés juifs originaires d’Europe orientale et centrale. L’institution tint bon, démontrant une réelle capacité d’adaptation aux circonstances – mais peut-être aussi parce que dans le contexte propre à la Belgique, elle était, et demeure, indispensable et irremplaçable. Par contre, l’idéologie qui l’avait sous-tendue et qu’elle voulait diffuser dut se modifier en profondeur après la shoah.

Les métiers

Les premières familles juives installées en Belgique à partir de la fin du XVIIIième siècle étaient originaires de Hollande, du bassin rhénan et d’Allemagne, d’Angleterre et de France. Le rôle notable de plusieurs d’entre elles dans le développement de la Belgique naissante, et souvent durant les deux siècles suivants, n’est plus à démontrer.

On se souvient notamment des Bischoffsheim, des May, des Lévi-Montefiore et des Wiener dans les domaines politiques, ou des familles Errera, Oppenheim, Lambert, Philippson et de Bauer dans les domaines de la banque et de la haute finance. Il y eut aussi des personnalités du monde artistique et littéraire, comme les compositeurs et musiciens Jules Erlanger, Edouard Samuel, Sidney Vantyn, les peintres, graveurs et sculpteurs Charles Samuel, Jacques, Charles et Léopold Wiener, les polygraphes et hommes de lettres comme Lehman Kahn et Hartog Somerhausen, dont le petit-fils, Eugène Simon (1827-1895) et l’arrière-arrière petit-fils Marc (1899-1987) furent des juristes de premier plan. Le premier fit une brillante carrière au sein du ministère de l’Intérieur et est l’auteur du Code politique de la Belgique (1871), le second accédera à la fonction de premier président du Conseil d’Etat, de 1966 à 1971.

Loin de se cantonner aux métiers d’argent, les Juifs, au cours du XIXe siècle, étaient également marchands de chevaux, ouvriers, maçons, brocanteurs, revendeurs d’articles d’optique, de bijouterie et de joaillerie, bouchers, boulangers, artisans en lutherie et en gravure, raccommodeurs de faïence, sans oublier les arts de la médecine et de la dentisterie. D’autres étaient instituteurs, précepteurs, professeurs et écrivains. Quant aux femmes, nombre d’entre elles étaient brodeuses, tricoteuses, passementières, servantes, dames de compagnie, mais aussi chanteuses ou institutrices. Pour renouveler les forces vives du pays, après les effroyables hécatombes de la Première Guerre mondiale, on fit appel à une importante immigration originaire, pour l’essentiel, d’Italie et de Pologne. Dans ce contexte, plusieurs dizaines de milliers de Juifs d’Europe orientale vinrent s’installer en Belgique. Les uns trouvèrent provisoirement de l’embauche dans l’industrie charbonnière, la sidérurgie ou la construction mécanique – dans l’espoir, toutefois, d’échapper rapidement à la condition ouvrière pour se diriger vers des métiers plus proches des activités traditionnellement juives dans leurs pays d’origine : artisanat du cuir et du textile, commerce de détail, marchand ambulant. D’autres furent attirés par la réputation et la diversité de notre enseignement supérieur professionnel et universitaire, notamment à Gand, à Bruxelles et à Liège.

La prospérité des années 1950 et 1960 favorisera la création d’ateliers semi-industriels et d’entreprises commerciales dans les secteurs de la ganterie, de la maroquinerie, de la chaussure, du vêtement et, à Anvers en particulier, du diamant.

A partir des années 1970, la génération du « baby boom » accédera massivement aux professions libérales, intellectuelles et culturelles : médecine, droit, recherche, enseignement, architecture, gestion d’entreprises, communication.
 
Visite guidée de la Grande Synagogue de Bruxelles
Les enfants forment de petits groupes de 3 à 5 personnes et reçoivent des formulaires sur un thème. Les enfants se dispersent dans la synagogue où ils découvrent les objets. Après ce travail de groupe, la classe entière fait le tour de la synagogue et les élèves présentent le résultat de leurs recherches au reste de la classe. L’animateur complète l’exposé des enfants et répond aux questions.

2 niveaux :
  • Elèves de l’enseignement primaire : 5e & 6e
  • Elèves de l’enseignement secondaire : 1e, 2e, 3e & et 4e secondaire
Durée : 1h30
Prix : 2,50 par élève, gratuit pour les accompagnants
Gratuit pour les établissements scolaires reconnus par la Communauté Française
 
 

Adresse

Musée Juif de Belgique
rue des Minimes 21
1000 Bruxelles
Téléphone : 02 512 19 63 
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