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Images de soi - Images de l’autre
Sous le titre « Images de soi – Images de l’autre », le musée Juif de Belgique accueillera prochainement – du 26 octobre 2012 au 6 janvier 2013 – une exposition organisée en collaboration avec l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et présentant les œuvres de jeunes créateurs issus de l’Ecole Supérieure des Arts. Conçue comme un « arrêt sur image » de la création en train de se faire, l’exposition interroge le statut de l’image à la lumière de la multiplicité des pratiques artistiques. De quelle façon nous permettent-elles de penser ce qu’il en est de l’image aujourd’hui lorsque vient à se poser la question de nos identités, idéalisées ou refoulées ? Et lorsque la prolifération croissante des images ne cesse de nous renvoyer à la question du lieu où elles se laissent encore regarder ?

Feldman
Fruit d’une collaboration entre le Musée Juif de Belgique et l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, l’exposition « Image de soi - Image de l’autre » présente les travaux de jeunes créateurs en formation ou récemment sortis de l’Ecole Supérieure des Arts. A la croisée de pratiques artistiques diverses et spécifiques, des disciplines et des médiums, les œuvres présentées sont envisagées comme un « arrêt sur image » de la création en train de se faire. Se faisant, l’exposition s’attache à interroger le statut et la nature de l’image dans sa complexité.

Loin de renvoyer à une quelconque simplicité, l’omniprésence et la transversalité que l’on reconnait à l’image en font en effet un objet de questionnement aussi insaisissable qu’incontournable et décisif pour notre présent. Ambiguë, l’image est partagée entre une puissance d’unification et d’égalisation porteuses d’enjeux politiques comme en témoignent abondamment une part de la littérature théorique de ces dernières décennies qui entend rappeler la duplicité et la puissance critique de l’image afin de la préserver de la violence croissante des « visibilités » et de l’uniformisation des regards qu’elles produisent.

Feldman Si l’image est le lieu d’une expérience où l’on s’étrange selon la formule suggestive de Maurice Blanchot, a fortiori, l’image interpelle lorsqu’elle engage la relation à soi et à l’autre et qu’elle soulève la question de l’espace (qui s’ouvre) entre les images. Interrogeant l’espace fécond de cette tension, l’exposition s’articule autour de quatre axes problématiques proposant une circulation ouverte du lieu de l’image à l’image comme lieu et de l’image (au) lieu du corps au corps de l’image.

L’omniprésence apparente des images soulève en effet la question du lieu de l’image, de là où les images s’exposent, se déposent et s’adressent aux regards. Où les images se donnent-elles à voir, dans quels contextes et quels voisinages ? Qu’en est-il des espaces et des positions depuis lesquels les images sont constituées et appréhendées ? Un des axes de l’exposition aborde ainsi la question du lieu d’exposition des images aussi bien dans sa fonction que dans son existence prétendument préalable et unifiée. Feldman

La mise en question d’un lieu antérieur à l’image ouvre sur un deuxième axe qui consiste à poser cette fois-ci l’image comme lieu, c’est-à-dire non plus comme un objet ou une entité matérielle secondaire qui vient prendre et occuper une place dans un espace donné, mais à la fois comme une condition, un plan, pour l’émergence du visible et la construction du rapport à soi ou à l’autre, et comme un lieu ou une surface de projection, de captation, de fascination, d’aliénation, de réconfort et de fantasme.

Approfondissant cette voie, l’exposition envisage également l’image (au) lieu du corps selon deux directions. D’une part l’image du corps, de soi et de l’autre en abordant un certains nombres d’enjeux liés à la représentation, à l’autoportrait, mais également à l’idéalisation du corps dans l’image ou, à l’inverse, à sa monstruosité et son étrangeté. D’autre part, l’image du corps métamorphosé invite à penser la substitution de l’image au (lieu du) corps lorsque le corps s’efface et se retire.
Feldman
Cet effacement du corps (représenté) fait basculer le regard sur le corps de l’image, sa matérialité et sa plasticité et permet d’appréhender ainsi la fragilité et la force de l’image. Suivant cet axe, l’exposition entend aborder par des voies multiples les enjeux liés aux médiums et aux opérations constitutives des images, ainsi qu’à la temporalité inhérente à la création.
 

Adresse

Musée Juif de Belgique
rue des Minimes 21
1000 Bruxelles
Téléphone : 02 512 19 63 
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