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Vie religieuse

Vie religieuse

Les différents courants du judaïsme actuel, orthodoxe, conservateur, réformé, libéral, humaniste ou progressiste, pour ne citer que les plus connus, conçoivent chacun à leur façon la religion juive comme une civilisation religieuse dynamique.

L’affirmation fondamentale du judaïsme est celle d’un dieu unique qui a fait alliance avec Abraham et transmis sa loi à Moïse. Orienté surtout vers la pratique en ce monde-ci, le judaïsme ne présente pas de corpus dogmatique officiellement reconnu ; sa vision du monde transparaît dans la loi juive plutôt qu’au sein d’une théologie développée et codifiée. Plus qu’une religion, le judaïsme est donc un mode de vie et une culture qui sanctifie tous les aspects de la vie et scande l’existence tout entière par de nombreux rites et cérémonies.

Le temps juif est rythmé par de multiples convocations à sortir du temps du profane pour entrer dans celui du sacré, où l’homme retrouve notamment la liberté de bouleverser son existence. Quelques exemples : ainsi le Shabbat s’achève-t-il par un rite de séparation de ces deux temps. A Roch Hachana, le Nouvel An, l’être humain est exhorté à repartir sur des chemins nouveaux et originaux. Dix jours plus tard, à Yom Kippour, jour de jugement et de pardon, les sonneries du Shofar (corne de bélier) ébranlent l’être et lui rappellent qu’il n’est pas prisonnier de son passé. A Hanoukka, symbole de résistance et de renaissance, l’allumage progressif de huit bougies atteste que « la perfection de l’homme réside dans sa perfectibilité ». A Pessa’h (Pâque), qui commémore la sortie d’Egypte et la fin de l’esclavage, on raconte la liberté pour avoir la liberté de raconter, de se raconter et de s’inventer autrement.

En toutes ces occasions, de nombreux objets contribuent au culte et à la célébration des rites. Ils doivent leur existence au besoin d’embellir le rite, selon le précepte du hiddur mitzva, c’est-à-dire l’enjolivement du commandement.

La Tora (« enseignement »), qui rassemble les cinq livres de Moïse, tient une place centrale dans le judaïsme, tant dans la spiritualité et la pensée que dans l’exercice du culte. C’est une source inépuisable de commentaires et d’interprétations. La Tora est également l’objet cultuel et liturgique le plus vénéré. Conservée sous sa forme manuscrite dans la synagogue, elle est parée d’objets richement décorés (mantelet, couronnes, bouclier), comme l’est également l’Arche sainte qui l’héberge. Lorsqu’elle en est extraite pour être lue publiquement, elle est d’abord offerte à la vénération de l’assemblée (dix hommes au moins) présente dans la synagogue.

La synagogue (beth knesseth, maison d’assemblée) est avant tout un lieu de rassemblement. Que dix hommes juifs de plus de 13 ans se réunissent pour prier ensemble (minyan) et c’est leur réunion, où qu’elle se tienne, qui constitue une « synagogue » (du grec synagogein, s’assembler). La synagogue joue un rôle central dans la vie communautaire.

Par delà leurs différences, les synagogues présentent toutes les mêmes éléments structurels : axe principal du bâtiment orienté vers Jérusalem, Arche sainte (Aron Hakodesh) contenant les rouleaux de la Tora érigée contre le mur oriental (dans nos régions) et surélevée, estrade de lecture de la Tora (Bima) surélevée, séparation spatiale des hommes et des femmes plus ou moins stricte selon le degré d’orthodoxie de la communauté.
 

Adresse

Musée Juif de Belgique
rue des Minimes 21
1000 Bruxelles
Téléphone : 02 512 19 63 
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