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Shoah

Introduction sur la question de la Shoah en Belgique

Lorsqu’elle est envahie en mai 1940, la Belgique compte une population juive estimée à 70.000 personnes (0,8% de la population). Quatre ans plus tard, 30.509 d’entre elles auront été assassinées par les nazis et leurs collaborateurs, soit plus de 40% de toutes les victimes de la guerre.

Dès octobre 1940, l’autorité militaire allemande promulgue une ordonnance obligeant tous les Juifs âgés de 15 ans révolus à se faire inscrire dans des registres spéciaux - ouverts et tenus à jour jusqu’en juin 1944 par les administrations communales belges. Cette première mesure sera suivie d’une abondante législation qui, en moins de deux ans, va rassembler les Juifs dans une communauté obligatoire (l’Association des Juifs en Belgique, AJB), les priver de tout moyen de subsistance, les spolier de leurs biens, les confiner à leur domicile et leur imposer le port d’un signe d’infamie : l’étoile jaune.

Du 4 août 1942 au 31 juillet 1944, vingt-huit convois ferroviaires partis d’un même lieu de rassemblement, la Caserne Dossin à Malines, achemineront 25.257 déportés raciaux (dont 351 Tziganes) vers une même destination, le camp d’Auschwitz-Birkenau. Moins de 5% de ces malheureux, soit 1.210 personnes, seront encore vivants à la fin de la guerre.

Les Juifs de notre pays ne se sont pourtant pas laissés, comme il est souvent dit dans le langage commun, « conduire comme des moutons à l’abattoir ». Si, par exemple, 17.000 d’entre eux sont victimes de leurs persécuteurs au cours des trois premiers mois de la déportation, dans le même laps de temps, 30.000 autres plongent dans la clandestinité, aidés et secourus généreusement par la population non juive. Et la traque aux Juifs clandestins menée par les services allemands spécialisés jusqu’aux derniers jours de l’occupation se heurtera à une résistance opiniâtre.

Dès la fin d’août 1942, les mouvements juifs clandestins venus des horizons politiques les plus divers conjuguent leurs efforts pour créer le Comité de Défense des Juifs (CDJ). Sans le concours des institutions du pays, publiques (oeuvre du Secours à l’Enfance, fonctionnaires des administrations communales) ou privées (religieuses, prêtres, paroissiens), de nombreux réseaux et mouvements de résistance, et surtout des milliers de particuliers qui prirent les plus grands risques pour accueillir et héberger les Juifs insoumis, le CDJ eut été réduit à l’impuissance. Il n’en fut pas moins une sorte d’administration illégale capable de répondre, vers la fin de l’occupation, aux besoins d’environ 10.000 Juifs.

Les résistants armés juifs ne furent jamais, en Belgique, qu’une toute petite minorité, combattant dans les rangs des Partisans Armés du Front de l’Indépendance, du Mouvement National Belge, de l’Armée Blanche, etc. Leurs faits d’armes comptent pourtant parmi les plus remarquables de la résistance juive en Europe, comme par exemple la libération de 231 déportés, sur un total de 1631, qui se trouvaient à bord du XXe convoi à destination d’Auschwitz. 252 résistants juifs, armés ou civils, sont tombés dans le combat clandestin.

Il ne faut pas oublier les Juifs qui parvinrent à rejoindre l’étranger ; ils s’engagèrent dans les armées des Alliés ou la Brigade Piron et souvent donnèrent leur vie pour notre liberté.


Nous vous recommandons vivement de visiter également le Musée Juif de la Déportation et de la Résistance, à Malines.
 

Adresse

Musée Juif de Belgique
rue des Minimes 21
1000 Bruxelles
Téléphone : 02 512 19 63 
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